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Bars, boîtes de nuit et discothèques, les oubliés de la crise

Date de publication : 26/05/2020
Avec le déconfinement, tous les commerces ou presque ont rouvert leur boutique et leurs activités repartent progressivement, mais cependant pas pour tous. La Chambre Syndicale des lieux musicaux, festifs et nocturnes, a dénoncé une situation très difficile et surtout sans perspective pour les clubs et discothèques.

Afin de mieux comprendre la situation de ces établissements, indispensables à la vie sociale, nous vous proposons un éclairage sur ce secteur d’activité et ses métiers aujourd’hui à l’arrêt dont celui de gérant de discothèque.

Les oubliés du déconfinement

Quoi de nouveau depuis la fin du confinement ?

Depuis le 11 mai, les différents secteurs d’activité ont mis en place des fiches métiers et les mesures barrières. Pour certains cela est apparu simple, pour d'autres, plus compliqué. Pour les festivals et grands rassemblements, le verdict est tombé, pas d'évènement de plus de 5000 personnes avant septembre, mais quand est-il des discothèques, des clubs et bars de nuit ?

Le cri du CSLMF !

Avec 3 000 discothèques et autant de bars musicaux, le monde de la nuit se désole d’être les oubliés face à la crise du coronavirus. La CSLMF, la Chambre Syndicale qui défend les lieux musicaux, festifs et nocturnes, s'est exprimée en associant les établissements suivants, le Fluctuart, le Café Oz, la Machine du Moulin Rouge, le Badaboum, le Pachamama, le Toit de la Grande Arche, la Bellevilloise, le New Morning, le Rex Club, le Bus Palladium et le Rosa Bonheur.

Autant de lieux où les parisiens se retrouvent, aujourd'hui dans une situation très difficile avec des pertes de chiffres d’affaires très importantes.  En plus depuis plusieurs années maintenant, les clubs et autres lieux festifs doivent faire face à plusieurs événements qui ont menacé leur activité, comme les attentats de 2015 et les mouvements sociaux.

Alors, avec cette crise sanitaire sans précédent, nombreux sont ces établissements qui se retrouvent menacés de disparaître.

Aucune visibilité même pour les vacances d’été

Aujourd’hui, les établissements n’ont aucune information sur ce que pourraient être leurs activités demain et cela génère une véritable inquiétude. Ils souhaitent pourtant renforcer la prévention des risques, la prévention sanitaire et la sécurité comme ils l’avaient fait moment des attentats.

Les vacances pour les Français ont bien été prévu pour juillet et août et on les imagine difficilement sans ces établissements musicaux, festifs et nocturnes. Les hôtels, les restaurants, les grands monuments, la culture sont essentiels pour les touristes mais quand la nuit tombe, la vie festive prend le dessus notamment pour la jeunesse.

L’aide de l’état

Danser avec masques et gants, impensable ! Face à un casse-tête sanitaire avec une distanciation sociale quasi-impossible à maintenir, le monde de la nuit préfère attendre le retour des jours heureux et demande à l’état d’intervenir et prolonger les aides pour le chômage partiel et l’exonération des charges. Ils font aussi pression pour demander aux bailleurs de réduire ou annuler les loyers.

Des métiers à l’arrêt, zoom sur celui de gérant de discothèque

Le monde de la nuit fait travailler de nombreux métiers, les serveurs, les barmans, les vigiles, le personnel du vestiaire, des toilettes, de la caisse, les agents de nettoyage, et bien sûr le fameux Dj ou disc-jockey parfois devenu une star !

Le gérant de discothèque ou de boite de nuit gère l’ensemble du personnel et fait fonctionner son business presque tous les soirs. Il est responsable de l’accueil et des services proposés à la clientèle et doit s’assurer que les soirées contentent ses clients en respectant la loi. Il cultive un bon rationnel avec la ville ainsi qu’avec les différentes autorités notamment la police municipale, nationale, et la gendarmerie.

Pour gérer une boite de nuit, il est impératif d’avoir les licences permettant de commercialiser de l’alcool ainsi qu’une autorisation préfectorale. Il est aussi obligatoire de signer un contrat avec la SACEM et de payer les redevances relatives aux droits d’auteur.


Les discothèques et les clubs ont été les premiers établissements à fermer leurs portes, ils seront sans doute les derniers à les rouvrir.
 

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